Arnaud Bruckler, créateur de Jardin Yili

Pourquoi Jardin Yili ?

J’ai récupéré un jardin bien avant d’avoir la moindre idée de ce qu’on y fait : une bande de terre de quelques dizaines de mètres carrés, un arbre, un carré d’herbe et deux massifs déjà en place. J’ai passé le premier printemps à arracher ce qui me semblait de trop. L’automne suivant, j’ai compris que la moitié de ce que j’avais retiré était vivace et serait revenue toute seule. C’est à peu près là que ce site a commencé, et je le signe de mon nom, Arnaud Bruckler.

Ce qui m’a manqué à ce moment-là, ce n’était pas une liste de plantes. C’était une réponse à la question qui vient avant : quel jardin est possible ici, avec ce sol, ce climat et le temps que je peux réellement y passer. Jardin Yili part de là. Le site classe les jardins par famille, du jardin méditerranéen au jardin côtier, dit ce que chacun demande comme entretien, et détaille ensuite la création pas à pas.

Rien de tout cela ne serait en ligne sans mon travail, qui n’a pourtant aucun rapport avec les plantes. Depuis 2012, je suis à mon compte dans le référencement, sur la partie popularité : le netlinking, et les réseaux de sites que je construis pour des clients, un savoir-faire que je décris dans mon offre de création de PBN. À force d’installer des domaines, de découper des rubriques et de relire des pages, l’idée d’en faire un pour soi finit par venir. Il ne manquait plus qu’un sujet, et le jardin s’en est chargé.

Tokyo, et la place qu’on n’a pas

Arnaud Bruckler assis contre la baie vitrée d'une tour, Tokyo étendue en contrebas
Tokyo vue d’en haut, depuis la baie vitrée d’une tour. À cette échelle, les taches vertes se comptent.

De cette hauteur, la ville est une surface continue de toits, coupée par une rivière, et le végétal y tient dans deux ou trois taches. C’est en redescendant que la proportion change. Tokyo est pleine de jardins minuscules, coincés entre deux bâtiments ou tenus dans une cour de quelques mètres, et ils fonctionnent quand même.

C’est là que j’ai compris ce que le jardin japonais résout. Il ne cherche pas à remplir une surface, il organise ce qu’on en voit : des pierres posées par groupes, du gravier ratissé, un point d’eau, et le principe du shakkei, le paysage emprunté, qui fait entrer dans la composition ce qui se trouve au-delà des limites du terrain. Une colline, un arbre du voisin, un toit. C’est le style qui demande le plus de méthode et le moins de place, et c’est pour cette raison que je lui ai consacré une page entière sur la création d’un jardin japonais.

Le reste du site suit la même règle : partir de contraintes réelles, sol, exposition, budget, temps qu’on peut y mettre, et ne proposer que ce qui tient sur la durée. Un jardin raté, c’est presque toujours un jardin choisi contre son terrain.

Le reste de ce que je fais

Trois autres adresses m’occupent. Sur Altermonde Sans Frontières, je raconte les pays où je m’arrête, ce qui finit souvent par parler de leurs jardins. J’écris par ailleurs pour Conservation Nature, sur les espèces et les milieux. Le reste, ce qui me fait vivre, tient sur arnaud-bruckler.fr.

J’ai monté aussi Compostelle Limousin Périgord, qui réunit les différents chemins de Saint-Jacques, leurs étapes et leurs hébergements. C’est toujours la même mécanique : quand un sujet m’occupe assez longtemps, je finis par lui faire un site plutôt que de laisser mes notes dans un carnet.