Le Journal

du Jardin Yili

 

 
 

 

也许是为了重温古代文人造园的旧梦

也许是江南女子异国的深切乡愁

也许是那两张中国和法国的沉甸甸的建筑师文凭

也许是长江的女儿嫁了黄河的儿子

水灵的秉性加注了坚毅的底气

也许是为了太多的法国朋友

只知道日本的造园,盆栽,而不知中国的庭园,盆景

或者,也许,也是为了回答十多年前,离别留言栏里的那句话:

站在艾菲尔铁塔,不要忘记东方的花生和土豆们

朋友们,我们非常想念你们!

许许多多的也许也许

     凝聚塑造了这段故事。

                       《怡黎园记》

 

Peut-être c’est pour faire revivre le rêve d’un lettré antique de construire un jardin

Peut-être c’est la nostalgie d’une jeune fille à la rive sud du Yangtzé
Peut-être c’est pour ces deux lourds dîplômes en architecture, chinois et français
Peut-être c’est la fille du Fleuve bleu qui a épousé le fils du Fleuve jaune

        Faisant infuser du courage persévérant au goût de beauté

Peut-être c’est pour l’affection de très nombreux amis français

        Qui ne connaissent que jardins et bonsaï du Japon, mais non ceux de la Chine  

Ou peut-être, c’est aussi pour répondre à cette phrase écrite sur un panneau il y a dix ans :

        « Debout sur la Tour Eiffel , n’oubliez pas cacahuète et pomme de terre d’Orient »

Chers amis, vous nous manquez tellement !

Ainsi beaucoup de peut-être, peut-être

        Qui ont concrétisé et modelé cet épisode d’histoire.    

-- « Journal du Jardin Yili »

《旅行》

    夏日里,海风煦煦,在巨大的蓝色的尺度里,海轮像一叶白色的叶子,随波逐流。机器的强

大意志,带着一船的生灵去接近另一边的岸,没有到达之前,所有的人都在受着幻想的煎熬,

最舒适的物质文明,也替代不了这份苦难。没有想象多好!没有愿望也没有思考,即使已登上

了这艘船离了岸, 心还在挣扎,仿佛尚可选择。在沉浸的现实中,她选择了理想,在实在的

陆地上,她选择海,日常的家庭生活,她选择旅行,在肉体的爱中,她去追寻精神的爱。时代

给予她一次机会。

   我看到闪烁的星光,她吸引我,她呼唤我,我感到旅行给予心的宁静,又给予转身扭头告别

的痛。

    好在大海会抚慰一切,在她的怀里,就像在母亲的怀里,我像回到孩童时光,我朝所有的人

都笑。

   船上不再有活动的人群,每个人都到了自己固定好的位置上,短期的安置,静下来。他们需

要把海给他的新奇的震撼,消受到感觉深处,波动的韵律传授到神经的每一处。有人开始不舒

适海里的波动生活,心最敏感,脸也无法遮住心理的感受。孩子们有的在哭,大人们则闭上了

眼。船上的娱乐不像在陆地上那么吸引人。我拿着一本书,走出了船舱,拐弯的廊端头是船

栏,轻松的踏着带跟的凉皮鞋往那蓝色走去。

   看不够大海,那份神秘的美。我愿做一滴水,去感受波动,粼光,闪烁,呼啸,像一滴水去

感受阳光,风,飞。手中的书像一盏神灯,在我感触疲倦了,迷失了,它用它的感触经验给我

指点迷津,给我答案。在大海的背景里,我看到我的来程,我的路。

   那里有一站站碑文记号,一直指导着我走向明天。

« Le Voyage »

          En été, la brise souffle en mer. Comme une énorme feuille blanche, le navire vogue au gré des flots dans une critère immense et bleu. S’appuyant sur la volonté des machines, il conduit tous les êtres à bord vers l’autre rive. Avant de l’atteindre, tout le monde est fortement torturé par le rêve ; le confort matériel, bien que plus agréable, ne peut se substituer à ce tourment. On ne s’y imagine nullement !

Sans aspiration ni réflexion, même déjà à bord du bateau qui a bien quitté la rive, mon coeur restait désespérément en lutte, on croyait encore au libre choix. Plongée dans la réalité, elle a choisi l’idéal ; sur la terre, elle a choisi la mer ; et dans la vie familiale, elle a choisi le voyage. Et pour l’amour, elle recherchait l’amour spirituel. C’est l’époque qui lui en a donné la chance.

J’ai aperçu des étoiles brillantes qui m’attiraient et m’appelaient ; je sentais que la navigation m’a donné la sérénité, mais aussi la tristesse de faire adieu en me retournant brusquement.

Heureusement, la mer est habile à tout consoler. Dans son sein, j’avais l’impression d’être dans les bras de ma mère, comme si à l’époque de l’enfance, je faisais un sourire à tout le monde.    

Personne n’est plus sur les ponts, chacun est retourné dans sa cabine ou sur son poste. Installée en un laps de temps, tout redevient calme. Ils veulent faire s’évanouir au fond de leur sensation la curieuse exaltation que la mer leur a faite et transmettre le rythme des ondulations à chacun de leurs nerfs. Certains commencent à ne pas s’adapter à la vie ondulante en mer, le coeur y est le plus sensible, et la mine ne cache pas la sensation du coeur. Des enfants pleurent, des adultes ferment les yeux. Les divertissements à bord sont moins attrayants que ceux sur la terre. Prenant un livre, je suis sortie de notre cabine ; faisant un détour près de la balustrade au bout du couloir, je me dirigeais vers le bleu, à trotte-menu en sandales.

      Jamais de la suffisance en contemplant la mer et sa beauté mystérieuse ! Je veux être une goutte d’eau pour vivre avec l’ondulation et le déferlement de ses vagues, leur scintillement et évasion, pour éprouver comme elle le soleil, le vent et l’envolée des oiseaux. Lorsque je me sens fatiguée, voire égarée, le livre à ma main, telle une lampe magique, m’indique l’issue et me donne la réponse grâce aux expériences acquises. Dans l’arrière-plan de la mer, je vois mon origine puis mon chemin. 

   Là réside toute une série de jalons et d’inscriptions stellaires de notre parcours pour me guider vers un avenir radieux.    

    

《语言》

  我在等待一个人,或一件事来平衡我的世界。

  其实,我是一个孤独者,真正的孤独者。只有书里才能找到对话。那些感动我激励我,启蒙我的语言,他们的思想,吸引我,去追踪,去达到他们已收入视野的境界。他们的神笔把时间凝固起来,把空旷的世界写得有血有肉。然后,我们看到他们拥有一个场所,发着他们内心的光。这暖光像似终极的慈爱,人性的美,安慰着每个理解它的心灵。

  得到这份爱和美的人从此就坚强了。像在他的心灵里注入了锐气。他便能勇敢地去面对生活,坚强的承受人生中的不幸。他就掌握了识辨世间坚强的武器。他就清楚他活着要做什么。

  我渴慕着这些书。我感谢把这些书带入眼帘的人,并且相信他们。

我要把这些书列入系列,教导我的后来者去读他,读遍它。他们也就能感受到慈爱和力量。我要让之后的人记住这些名字。

  语言是有诡秘性的,它经常架于两层或三层含义。让你表达的意义很丰富。我十多岁时第一次使用了它,但它被一双不仁义的手扼住了翅膀。生我养我的土地里会长出这么一双手,柔软而酷厉,像乌云笼罩着一个家族,声调像一曲瞎子阿炳的二胡。

  那匹马,找不到方向,在原地踢踏着,转悠着。我听到你脆响的蹄声。我看到你矫健年轻的身影。没有鞍,没有蹄印的马,那匹年轻,混沌而又天真的马。你是祖祖辈辈艰辛而勤劳,善良的后代,你温良的眼神没法表达你的内心。你用蹄子的舞动,节奏释放你的内心,你的挚爱。我要给你按一副美丽的鞍,让你们瞩目。我要给你找一副钢靴让你奔腾时,不会疾痛。

  你会是千里马吗?你的真,你的纯,你会获得神的喜悦,而承担一次美丽的使命吗?

  在梦想与现实之间架起一座桥,梦想总是不经意的悄悄跨过了一级级台阶,到河的这个岸边来,一步步挨近,一个个呈现,仿佛真有一双神的手,牵引着。

神啊!你怜悯那执著爱的心吧。

  可怜的孩子!这是你真正想要的吗?

  我能得到真想要得吗?

  没有秘密,命运的宠儿,纯洁的心灵是对神的崇敬,也是博得神喜悦的全部。

  我找到了我的语言了吗?片片断断,泣不成声的样子,这是我的声音吗?是一场春雨?还是乡愁里屋檐下的雨滴,泼活的一潭绿水。抑或是秋雨绵绵,阴霾的空气,滋润着的内心,发出的叹息。

 

« Le Langage »
       
          J’attends quelqu’un ou une chose pour équilibrer mon univers.

En réalité, je suis solitaire, une vraie solitaire. Ce n’est que dans les livres que je peux trouver le dialogue. Les paroles qui m’ont émue, incitée et inspirée, ainsi que leurs idées, me conduisent dans la recherche de leurs traces, pour atteindre la limite qu’ils ont eue à l’horizon. Leur plume magique a solidifié le temps et dépeint un monde d’une ressemblance frappante. Or, nous constatons qu’ils possèdent un espace qui rayonne les éclats de leur coeur, cette chaleureuse affection apparemment finale, cette beauté humaine, pour consoler tous les esprits qui les comprennent.

Celle et celui qui a reçu cet amour et cette beauté devient désormais plus résolu (e) et fort (e), notamment plein de vivacité d’esprit. Bien persévérants vis-à-vis de la vie, ils supportent toutes sortes de malheur dans toute leur existence. Il réussit à posséder une arme puissante de bien juger le monde. Il comprend ce que l’on doit faire pour vivre.

  J’adore ces livres. Je remercie ceux qui me les ont apportés sous les yeux. Je suis pleine de confiance en eux.

  Je voudrais classer ces livres en séries pour exhorter ceux qui prendront ma relève à les lire et relire entièrement. Ils pourront sentir l’amour et la force. J’espère qu’ils en retiendront leurs noms. 

  La langue est énigmatique et contient souvent deux ou trois définitions, voire plus, ce qui vous permettra d’avoir de riches significations à exprimer. Je commence dès l’âge de 7 ans à l’assimiler et à l’utiliser, mais on dirait que ses ailes auraient été contreintes par deux mains moins bonnes. Comment cette terre qui m’a procréée et élevée a-t-elle pu sortir ces deux mains, souples mais dures qui voilent comme le nuage noir un clan dont les descendants ont un accent ressemblant beaucoup à un air mélodique joué par A Bing, célèbre musicien aveugle de Suzhou qui excelle à exécuter Erhu, violon à deux cordes, instrument traditionnel très connu en Chine.  

  Le cheval qui ne trouve pas la direction se donne des coups de sabots en ruant sur place. J’entends leurs résonances claires. Je vois de loin ta silhouette agile. Il s’agit d’un cheval sans selle, sans les traces de ses sabots, jeune, naïf et troublé. Tu es la nouvelle génération formée selon le voeux de tes ancêtres laborieux et bienveillants. Tes yeux affables ne peuvent pas exprimer ton intérieur. Par le mouvement et le rythme de tes sabots, tu fais libérer ce qui est au fond de ton coeur et de ton amour. Je veux te donner une selle magnifique pour te faire distinguer ; je veux te donner les sabots d’acier pour que tu ne souffres plus quand tu galopes ventre à terre.

Seras-tu un excellent coursier capable de courir mille lis ? Grâce à ta sincérité et à ta pureté, tu recevras la jouissance de Dieu, et tu assumeras une mission sublime ? 

  Jetant un pont entre le rêve et la réalité, le rêve franchit un à un les perrons, de façon inattentive et en cachette. Le rêve vient à cette rive, il s’y approche pas à pas et apparaît graduellement, comme s’il est entraîné par les deux mains de Dieu.

--Oh, Seigneur, aie pitié de ce coeur d’un amour si persévérant.

--Pauvre enfant, c’est ce que tu veux vraiment ?

--Puis-je obtenir ce que j’ai envie d’avoir ?

Il n’y a pas de secret. L’enfant favori du Destin, l’esprit pur, telle est la vénération pour Dieu. C’est également tout ce qui te permet d’avoir la bénédiction de Dieu.

            Aurais-je trouvé le langage à moi ? Ces fragments, cette mine étranglée par des sanglots retenus, représentent-il mes voix ?  C’est la pluie printanière, ou des goutttes de pluie qui tombent sous les avant-toits lors du complexe, ainsi que l’eau limpide dans un étang remuant. Ou encore, ce sont de petites pluies d’ automne, l’air ombrageux et le soupir d’un coeur humecté.

        

  母亲》

很多人说起与年老的父母关系时。总认为是一种责任,我从未体验过这份感觉。对于父母,我一直保留着一份永远长不大的孩子的依恋。从没有把父母与我的家分开过。然而,父母从来没来我的家生活过。我飞得太远了。认识我的朋友都说我是理想的浪漫主义。我现在想起来,也许缘由是:我一直是父母的宠儿,一直享有着这份亲情。我相信我永远是父母的骄傲、安慰、希望。。。。。我感到,是父母给了我养育 思恋 和爱。我觉得,一辈子没为父母做一件事,父母就已经老了。

我永远的忙,像只不停地飞来飞去的燕子,伏在海面上,点拨着那蓝色的水,让他们产生涟漪。也许是幸福的笑吧。其实,我永远飞不出他们的怀抱,他们是大地,是大海。

一个生命是一个世界。我的世界建立了起来,而父母的世界将要消失。父母的一生告诫着我,生命的无奈和悲哀,艰辛,困苦,恐惧。

   母亲是个孤儿,生在湖北大冶,她的父亲跟着贺龙干革命,骑白马去江西开会,路上,被人告密,砍了头,被挂在了城门上,他叫左彪。在《红旗飘飘》上出现过的名字。三个月的母亲,在黄桥街上送给了左彪的同学卢蓝田。带到了江苏常州。外公在常州水门桥下开了一家湖北面店。这是妈妈的简单家史。外公之后一下子生了六个儿子。母亲从小就带着一帮弟弟,缠着小脚,没上一天学。十六岁嫁给父亲。小镇开面店的同乡店小二。

  母亲给我讲的故事里,还有一些句子在脑海里,她说,结婚的时候,父亲家里比外婆家里穷。轿子从常州东门水门桥走到湖塘桥,进了房门,就得把新娘的那身衣裳脱下来,因为小姑子跟她说,那身衣服是借来的。她说,我爷爷很喜欢看书。经常跟女儿、媳妇们讲书上的故事,晚上总是抚着他的紫砂壶,打麻将。奶奶特好,总是给爷爷做宵夜,送到牌桌上。

   她说27岁那年,轰轰烈烈带头建设湖塘街的街长,民兵队长的父亲被肃反。半夜被抓走了,原因有两条,解放前,参加过三青团,解放后,留宿过一夜的亲戚,他家是地主。公文上说,父亲是躲藏在革命队伍里的阶级敌人。父亲说他没有做坏事,他会回来的。28岁的父亲留下五个孩子和年老的父母,瘦小的妻子,他一去十年。父亲被发送到最北的寒冷的城市佳木斯,劳教七年。在冰天雪地里挖洞,树电线杆。刑满也不准回,一直到得了浮肿病,遇着同姓医生,给他出了病危证明,隐恻之心,给了他第二次生命。

十年啊!母亲,你怎么走过来的啊!…………

   

   第一次死亡离我这么近,让我面对它,正视它。让它到我的心里。并在我的周围呈现出一种寂静悲壮的气息。

  生命的挽歌原来是这样!

  他像悲伤的雨滴打湿我的想象翅膀。我感到脸在黑夜里醒来。在死亡和生活的深刻感动中,又重新注入了深含的内容。母亲,是你在用你的生命过程来教育我呦。你让我二十多年的眼泪像泉水一般涌出来。痛斥生命的无奈!

  你有无数的话要给我说。见到我,又什么没说。只是不停的关照我,不要饿了,要多穿衣服,要当心孩子,照顾好丈夫。你有无限的牵挂,放不下我们。而我是想说,妈妈,上帝很好!你一定要来西方看看。看看我们的花园。我的家。我会把你的名字刻到我的花园里,让你永远伴随我们。

  我第一次感到,世间如果没有母亲,怎么活下去。我抬头看周围,原来世间真的有很多人没有母亲,这头顶就像没有了天,很多人都要活下去。没有了母亲,世间就没有避风遮雨的港湾,没有了家,我这流浪的双脚到哪儿找栖息的屋檐呢?

  你让我看到生活的晚景! 你生那么多的儿女,最后却找不到自己生活的位置。你不断的搬家,家太破了,你搬到新屋里。新屋太寂寞了,不断的叫家人来玩,陪你。保姆总是不称心。到后来,保姆却又呆不住。最后三姐把你承接下来。可三姐又放不下她的家。就把你带到她家。三姐找到了工作,没人来照顾你了,只能把你送到敬老院里。

   敬老院环境很好,房子也是崭新的。像很多地方,硬件很好,但那不是生活的地方。

  我看到你躺在硬硬的木床上,苍蝇满满的在你周围我叫你你看到了我也没有特别高兴,只是问什么时候回来的,我说刚到接你回家,你看我们一家人全来了。你说你们四口人能不能有办法把我弄回家去。我说没问题,按你想要的办,但妈妈,你得给我几天时间,需要跟姐姐调理一下安排。你最想的是回自己的家,重新请个保姆。可保姆太难请了,因为你年老,生病了保姆不会处理,只会打电话。大姐生病,二姐有婆婆,三姐要上班。年纪大了,我想还是得靠在某一个亲人家,跟家人在一起。一家一家想过来,只能去外甥家。

   外甥粗壮些,心也孝顺。他们又缺钱。我们去他家吧。可你又担心敬老院交了三个月的费用。我说没关系,说你太看重钱了。

   其实,敬老院是老人最好的地方。可以相互照顾交流,娱乐,还有医生护士。放在这样的地方我最放心。但我看到了现在的敬老院,还没有这种人文的环境。到办公室找人反映,空调坏了,房间很多苍蝇,怎么没有娱乐,反而被他们数落了一顿,从窗口看看楼下房间的条件,那些老人是那样的警惕眼光。

   母亲说,周围的人,不是聋子就是哑巴,不然就是疯瘫病人,过几天就看到有人死去。现在的床,就是刚死了人腾出的床位。服务员待人不像人,爱吃就吃,不爱吃就不吃,洗澡就是一盆水往你身上浇。那一池水5个人用,谁给小费就待谁好。有件好衣服就会被偷走。你不断的说,你的真丝裤被他们偷走了。

   于是我也塞50元给服务员。要她把母亲经常带到楼下坐一会儿。说好住到月底。在月内,让外甥每周接你回来住一个晚上。改善一下生活,每次付费。

   八月份,中国从南到北那么热,只得取消带母亲外出的念头。

   一个月后,母亲如愿回来了,每天问她想吃什么,就给她作什么,下午带她去打麻将。

  我们一家回到了法国。

   母亲感到日子又有了滋味,然而身体却不绕她。回家吃得好,吃得太胖了,糖尿病,摔倒床沿下。去医院,急救,病危。

   我放下家,放下怡黎园中秋节活动,奔了回去。她见到我回来,马上身体好了起来。手舞足蹈了几天。听我要走,她又病起来。

   现在呆在家,干脆只睡不吃了。谁来她都认得,却懒得说话。我打电话,她也没有力气。我说,要我回家吗。妈妈马上说,要要。

  我说要到101515号,她就不回答了。姐夫说,你说啊!不知哪儿碰痛了,啊,了一声。呆了好长一会儿,那边把电话挂了……

   我心痛。我不孝!我做了那么多事情,却没为母亲做什么!

   我知道母亲都安排好了。好几次和我说,这下我就放心了。我把姊妹定的合约给她念。问她好吗?她答应着。

   我说妈你没花我的钱。这些都是你给的,我能给你什么呢?你笑着说是心。我说我的心,现在只能给你一部分,因为我有孩子和丈夫啊!说完,我又后悔这个回答了。

   说是专程回来陪你,却又被朋友们拉着到处跑。呆在你身边的时间,总是那么少啊!

   欣慰的是八十岁的母亲走的很安祥!她现在可以来法国了!

      

 « Ma mère »
           
         Quand on évoque les liens aux deux parents âgés, beaucoup de gens estiment qu’il s’agirait d’une responsabilité. Jusque-là , je n’ai aucune expérience de ce sentiment. J’avais toujours la dépendance d’un enfant incapable de grandir seule devant ma mère. Je n’ai jamais séparé mes parents de mon propre foyer. Cependant, je n’avais pas eu l’occasion de vivre longtemps auprès d’eux. Je m’envolais dans un lieu très éloigné. Les amis qui me connaissent disent souvent que je suis une romantique idéale. A présent, je me souviens que j’étais toujours l’enfant trop gâté, et je jouis une affection immodérée de mes parents. Oui, je crois que je suis leur fierté, leur consolation et leur espoir. J’ai profondément senti que mes parents m’ont donné l’éducation, l’affection et l’amour. Or, je regrette beaucoup de n’avoir pu faire bonne chose pour mon père et ma mère qui m’ont quitté l’un après l’autre.

  Ayant toujours bien de l’occupation, je ressemble à une hirondelle qui ne cesse de voler ça et là. Quelquefois en se penchant sur la mer, je battais des ailes contre les flots limpides pour créer des ondulations ; c’est peut-être le reflet d’un sourire heureux. En effet, je n’arrivais pas à sortir du giron de mes parents. Pour moi, ils sont la Terre , aussi la Mer.  

Une vie est un univers. Mon univers s’est bâti, et celui de mes parents allait disparaître. Ils avaient une vie malheureuse, et une expérience douloureuse mêlée de peine, de misère et de peur.  Toute leur vie me sert d’enseignements.

              Ma mère, née à Daye, province du Hubei en Chine du Centre, fut orpheline dès l’enfance. Son père figurait dans un livre intitulé : « Le Drapeau rouge flotte au gré du vent ». Il s’appelait Zuo Biao. Il fit la révolution sous la direction de He Long, futur maréchal de la Chine nouvelle après 1949. Lorsqu’il se rendit à cheval pour une conférence tenue dans une cité de la province du Jiangsi, grande base de l’Armée rouge, il fut arrêté à mi-chemin, puis férocement décapité par les autorités locales du gouvernement sous le règne du Guomindang (parti nationaliste qui était au pouvoir depuis 1911), et sa tête était suspendue sur une porte de la ville. Trois mois plus tard, ma mère sans soutien fut adoptée par un camarade de classe de mon grand père, du nom de Lu Lantian vivant dans le quartier du Huangqiao. Ensuite, le père adoptif l’emmena à Changzhou, une ville près de Shanghai. Ma mère n’avait pas eu l’occasion d’aller à l’école et devait s’occupait de ses six frères. A 16 ans, elle avait épousé un petit commis dans une boutique alimentaire.

  Dans les anecdotes que ma mère m’a racontées sur leur vie conjugale, il reste des paroles dans ma mémoire. Par exemple, comme la famille paternelle était pauvre, au moment de leur mariage, ils durent marcher du pont de la porte est au pont de l’Etang-lac près du foyer ; une fois entrés dans la chambre nuptiale, la jeune mariée était obligée d’enlever sa veste neuve, car cet habit avait été emprunté, tout comme lui avait dit sa belle-soeur. Bien sûr, c’était un foyer heureux. Mon grand père adoptatif aimait lire, et racontait souvent des histoires aux enfants ou belles-filles. Dans la soirée, avec des amis, il jouait au mah-jong, une théière d’argile pourpre toujours sous la main ; et ma grand-mère complaisante préparait souvent une médianoche à la table.

  Au dire de ma mère, un autre malheur s’abattit sur la famille quand elle avait 27 ans. Mon père, 28 ans, dirigeait activement l’aménagement urbain Hutang en tant que maire du bourg aussi chef de la milice. Alors se déclencha un mouvement destiné à l’élimination des réactionnaires, il fut arrêté un jour pour deux raisons : il avait été adhéré à ‘‘ la Ligue de la Jeunesse ’’ du Guomindang avant la Libération de 1949 ; et après l’avènement de la Chine nouvelle, il reçut pour une nuit un parent de famille propriétaire foncier, l’une des classes renversées par la révolution. Selon le mandat d’arrêt, mon père était considéré comme un élément ennemi caché dans le rang révolutionnaire. Avant de quitter notre maison, pour nous rassurer, il dit ‘‘Je n’ai commis aucun méfait, je reviendrais bientôt’’. Or, dix ans sans nouvelles, il laissait dernière lui mes grands-parents, ma mère maigre et petite avec ses cinq enfants dont je suis la cadette. En effet, mon père fut envoyé dans le camp de forçat près de Jiamusi, dans le Nord-Est. Pendant 7 ans aux conditions pénibles, bravant un froid rigoureux en hiver, il creusait des fosses pour installer des poteaux télégraphiques ou électriques. Même au terme du travail forcé, il n’avait pas été mis en liberté. Atteint d’un oedème, il fut relâché grâce à l’attestation d’un médecin ayant le même nom de famille. La pitié qui lui donna la seconde vie.

  Au cours de cette décennie, mes deux grands-parents sont décédés. Et je suis née un an après le retour de mon père à la maison.

Oh, Maman, comment as-tu vécu ces dix ans !...

2

La première mort très proche de nous. Je devais y faire face. Qu’elle soit entrée dans mon for intérieur et qu’elle reste un sentiment pathétique autour de moi.  

  Voilà l’élégie de la vie !

   Telles gouttes de pluies affligées, la mort mouillait mes ailes d’imagination. Je sentis que mon visage s’était réveillé dans la nuit. Profondément émue entre la mort et la vie, j’arrivais à y infuser encore un contenu aigü. Oh, maman, c’est toi qui m’éduquais par le trajet de ta vie. Toi, tu me poussais à faire jaillir mes larmes de ces vingt années comme une fontaine qui coule, pour stigmatiser ce qu’on n’y peut rien dans la vie !

   Tu avais d’innomblables paroles à me dire. Mais tu ne disais rien quand tu me vis. Tu n’avais qu’à prendre soin de moi, tu ne laissais être crevée de faim, tu me recommandais à m’habiller chaudement, à élever attentivement mes enfants et à bien m’occuper de mon mari. Jamais tranquille, tu te souciais infiniment de nous.

Moi, je voudrais te dire, Maman, ‘‘Dieu est bienfaiteur’’. Tu devrais venir en Europe, pour voir notre jardin et notre foyer. Je ferais bien graver ton nom dans notre jardin pour que tu sois avec nous pour toujours.

  C’est la première fois que j’acquis à comprendre ceci : Comment vivre sans ma mère au monde ? Je levais mes yeux pour contempler les alentours. Vraiment dans ce monde, beaucoup de gens ont perdu leurs mères, ils continuent de vivre quand même malgré que la voûte céleste semblait inexistante. Sans ma mère, il n’y a plus d’havre ni de famille ; où pourrais-je poser mes pieds errants en vue de trouver un toit à notre refuge ?   

  Maman, c’est toi qui m’as fait découvrir le crépuscule de la vie. Tu as mis au monde nombre d’enfants, mais jusqu’à la fin, tu n’as pas trouvé le rôle dans ta vie. Tu ne cessais de déménager vu la maison délabrée. Pourtant, installée dans une nouvelle habitation, également très solitaire, tu invitais parents et voisins aux amusements chez toi. Et la bonne ne pouvait pas te donner satisfaction, puis s’en allait. Enfin, ma troisième soeur en prit la relève ; tu vivais quelque temps chez elle. Puisqu’elle était occupée dans le travail, la seule issue pour toi, c’était d’entrer dans un hospice.

  Comme de nombreux endroits, l’établissement compte des installations assez bonnes. L’environnement est agréable, la pièce neuve aussi, mais ce n’est pas un lieu pour vivre.

Je vis que tu te couchais sur le lit dur du bois, au milieu des mouches volant. Lorque je t’appelais, tu n’étais contente en me voyant.

--Depuis quand tu es revenue ?’’ me dit seulement ma mère.

--Nous venons d’arriver, répondis-je, et spécialement pour te reconduire à la maison. Tiens, toute ma famille est là !’’

--Vous êtes déjà quatre au foyer, as-tu le moyen de me loger chez toi ?’’

--Pas de problème, on va faire tout ce que tu veux. Pourtant, Maman, donne-moi queqlues jours; je vais discuter avec mes trois soeurs. Il vaut mieux que tu rentres d’abord chez toi. On engagera ensuite l’autre femme de chambre. Oui, c’est difficile d’en trouver une excellente. Tu es âgée, quand tu es malade, la bonne d’aujourd’hui ne sait pas comment faire, sauf un coup de fil au téléphone en cas d’urgence.

Ma grande soeur est malade aussi, la seconde doit s’occuper de sa belle-mère, tandis que la troisième est retenue par son travail. A cet âge, c’est mieux de vivre au milieu de siens.

En mesurant tout, on n’avait plus qu’à compter sur notre neveu, jeune homme robuste et ayant la piété filiale. On réussit à convaincre Maman de vivre chez cette famille relativement pauvre. Ma mère préférait néanmoins attendre un mois, de peur de perdre sa pension payée pour trois mois à l’Hospice.

  A vrai dire, ce genre de maison est la plus idéale pour les personnes âgées. Elles peuvent bavarder et partager les loisirs, tout en bénéficiant des soins de la part de médecins et infirmières. Je suis rassurée si toutes les bonnes conditons y sont réunies. Ce qui est regrettable, c’est le manque d’une ambiance humaine. Climatisation en panne, mouches nombreuses dans les chambres, moins d’activités intéressantes etc... On vous répondait d’un ton sarcastique si vous le signaliez au bureau d’un responsable. Par ailleurs, certaines vieilles pensionnaires vous surprenaient d’un regard vigilant si vous osiez voir par la fenêtre l’équipement de leurs chambres.

             D’après ma mère, parmi ceux qui sont autour de vous, c’étaient surtout, semble-t-il, des ‘‘sourd-muets, sinon des aliénés ou paralysés’’. On succombe l’un après l’autre en quelques jours. Ce lit disponible était évacué juste après le décès d’un malade. Qui plus est, des serveuses maltraitent les pensionnaires plus âgées, tant pis si vous ne voulez pas manger ce qu’elles vous apportent. De même pour le bain ou la douche, vous leur donnez un pourboire, vous aurez un traitement favorable dans un bassin pour cinq personnes, et au contraire elles ne vous verseraient qu’une cuvette d’eau. Souvent encore, une jolie veste disparaît brusquement. Ma mère me le répétait à maintes reprises, son pantalon en soie fut volé par elles.          

              Ainsi, je glissai 50 yuans dans la main d’une membre de service afin de pouvoir m’asseoir chaque fois auprès de ma mère au rez-de-chaussée jusqu’à la fin du mois. Et pendant la semaine, notre neveu ramenait ma mère chez lui pour passer une nuit et prendre deux repas copieux en vertu d’un paiement convenu.

  C’était en août, il faisait tellement chaud du Sud au Nord que nous dûmes renoncer au projet d’emmener ma mère à l’extérieur.

  Un mois plus tard, elle sortit et revint parmi nous. Tous les jours, nous lui préparions ce qu’elle désirait manger. Et l’après-midi, nous l’accompagnions notamment chez des voisins pour jouer au mah-jong.

  Après quoi, mon mari et moi avec deux enfants, nous sommes retournés en France.

  Ma mère vivait des jours de saveur et de joie. Malheureusement la santé ne lui faisait pas grâce. Obèse à cause de la nourriture, elle souffrait d’une diabète sucrée. Un jour, elle tomba par terre. L’ambulance la transporta à l’hôpital ; après secours d’urgence, elle était en état critique.

  En laissant mon foyer et les activités pour le Zhongqiu-Fête de la Lune ( la mi-Août lunaire) prévues au Jardin Yili, je retournais tout de suite en Chine, au chevet de ma mère. En me voyant, contente, elle était en forme pendant que je restais auprès d’elle. Elle tombait malade de nouveau ayant appris que je devais partir.

  Tout simple en ce temps-là, ma mère préférait dormir sans rien manger. Elle savait qui est venu la voir, mais elle ne voulait pas leur dire un mot. Je lui parlais au téléphone, mais elle n’avait pas la force de me parler. ‘‘Tu veux que je rentre ?’’ lui dis-je. ‘‘Oui, oui’’ me répondit-elle toute de suite.

             Je lui dis que je retournerais le 15 octobre, au 15. Elle ne me répondit plus. Je n’entendais que ma soeur l’empresser : ‘‘dis-lui...’’. Il y avait un cri ‘‘Ah !’’. Mon beau frère dit ‘‘Je ne sais pas où elle souffrait ?’’  Un long instant après, le téléphone fut déccroché.

  J’avais le coeur serré. Je n’étais pas pieuse! J’ai déjà fait beaucoup de choses ; mais aucune n’est pour ma mère !

  Je savais que tout est bien arrangé envers ma mère. A plusieurs reprise, j’en suis rassurée.

Je lui lisais le contrat signé avec mes trois soeurs. Je lui demandais ‘‘Commet tu le trouves ? ’’ ;

elle répétait ‘‘oui, oui’’.

            --Maman, tu ne dépenses pas cet argent que je t’ai donné, lui dis-je. Qu’est-ce que je peux t’offrir encore ?

--Ton coeur, me répondis-tu en souriant.

--Mon coeur ? Mais non, Maman, je ne t’en donnerai qu’une partie maintenant, parce que j’ai des enfants et mon mari. !  

Une telle réponse, je la regrettais beaucoup.

  Je me dis que je suis revenue pour t’accompagner spécialement. Mais, je sortais malgré moi avec des amis qui m’invitaient fréquemment. Toujours, c’est moi qui restais très peu auprès de toi !

             Ma mère rendit le dernier soupir le 9 octobre 2005, à l’âge de 80 ans. Ce qui me consolait, c’est qu’elle s’en alla paisiblement. 

Maintenant, elle peut enfin venir en France !  

 

  《于勒兄弟》

于勒是朋友基哈的儿子,三十多岁,雷若汽车厂的技术工头,有一周假期,他来我们家。谢谢你们接待我。他感激的说,第二句话是:我跟珊婷分居了

我们给他安排了房间,倒好了咖啡,坐了下来。

你们吵架了?我还记得两周前,他来我家,高高兴兴地把不舍得吃的八宝饭,带回家与珊婷分享的情景。他们已经同居十年了。他说:她最近有问题,一直走不出小时候的阴影,我帮不了她的忙,只能分居。珊婷失业在家快半年了,她是个热爱工作,不能停下来的人,花了四个月,拿了一个文凭,正在寻找一个场所,从事家庭问题咨询。没想到自己的家却出现了问题。

你不爱她了我问。我还爱她,但是,我需要孤独。我问他珊婷小时候的阴影,十一岁的时候,父母因此离异,母亲也不管她。哦,这就是她立志开精神诊所的原因。但是她总是考虑别人,作事不能尽情,不够自然。

他来我们家是想面对盆景,寻找孤独。

每天,他跟着我先生,站在田里,给苹果树剪枝。中午,我们一边用餐一边海阔天空的聊天,先谈论了他正看的书。《神圣的隐晦》这是一本历史书,真实的历史事件。他小时候感兴趣的JULESVERNE《绕地球80天》,现在感兴趣的书主要是关于大家族的历史,秘密,和宗教,比如:美国人写的《达芬奇的密码》。我问他哪一本书对他最有启发,有一本书JOHN  GRAY写的,叫《男人来自MARSE,女人来自VENUSE》。男人与女人是来自两个不同的世界。男人需要教导人,女人需要诉说。我先生得意地看着我:男人有时候需要独自一人呆着,现在理解女人为什么有那么多的话。

于勒最快乐的事是呆在花园里,面对着盆景。他说。孤独,是为了内心平衡。

            这两年他工作之余,忙的是寻找祖先,他已经追终到1780年了。我问他祖先干什么,农民,巴黎郊区菜农。”“他没参加革命?”“教堂里,材料上只现示姓名,年龄,职业。

对于中国,我只有一件事不理解,西藏。这是我们已习惯了的面对西方朋友的问题,解释一番,叹口气说:中国需要和平,经济发展是硬道理。我们像扮演了一次政要。

于勒捧出了两百年的法国大革命,这的确可以让法国人自豪。她给这个世界带来了平等,自由,民权。这些宝贵而神圣的名字。专制的铁链斩断了--幸福的民族!

只有革命会带给来民主。我惊讶地看着于勒,但他又担心泛滥了的游行,他摇摆着头,还有失业金制度。”“工会成了改革的绊脚石珊婷的妈妈,我认识她十年了,只工作了两年,现在每月收入一千二百欧元,老年人的退休金,社会福利,都要我们下一代负责,收入百分之六十交税,这是我们法规化的社会责任,而不是停留在口上或精神里。”…… 他有很多的看法。

让我惊呀的是最后一天中午的话:

我从小没有宗教信仰,学过两年哲学,如果问我现在信什么,我信佛。声调全是虔诚,只有佛是我内心的。于勒有一双慈悲的眼神,总是笑喜喜的。像佛。他认为耶稣应该是一位卓越的精神医生。有人推断他失踪的四年去了印度。”“为什么不。他说。

这个年青的欧洲人!

他像一只蓝鸟,从他的林子跑到我们的林子,唱几首歌,四顾了不同的景色,扑扑翅膀又飞回到它自己的领地,那个不同的风景的林子。

但愿我们的于勒兄弟,在我们的中国家园里,找到了他的孤独,获得了平和。愉快地回到珊婷身边

 

« Frère Jules »

 

Jules est le fils de M. Kérard. Agê plus de 30 ans, il est chef d’équipe technique dans une usine Renault. Profitant d’une semaine de congé, il est venu chez nous. « Je vous remercie de me recevoir », a-t-il dit avec émotion. Encore sa seconde phrase : « Céline et moi, nous nous sommes séparés».

Je viens de lui arranger la chambre et préparer un café avant de m’asseoir aussi. --«Alors vous vous disputiez ? »

Deux semaines avant, je me souviens, il avait emporté avec joie un bol de riz aux huit trésors spécialement pour Céline. Ils cohabitent depuis dix ans. Mais selon lui, «Récemment, elle a des problèmes. Elle ne peut sortir de l’ombre d’enfance. Et moi, je n’arrive pas à l’aider. On est obligé de se séparer de corps. » Shan est chômeuse depuis déjà presque six mois. Elle aime travailler et ne peut arrêter son boulot En consacrant quatre mois aux études, elle a obtenu un certificat de formation. Elle est en train de trouver un endroit pour donner des consultations sur les questions familiales. Elle ne songeait jamais qu’il existe de problème chez son propre foyer.

           --Tu ne l’aimes plus, n’est-ce pas ? l’interroge-je.

           --Je l’aime encore. Mais, je veux être solitaire, dit-il.

Je lui demande si Céline a des ombres de son enfance.

    --Quand elle avait 11 ans, ses parents ont divorcés ; et sa mère ne voulait pas

s’occuper d’elle.

Oh, voilà la raison pour laquelle elle se déterminait à ouvrir un service de consultations psychologiques. Il y ajoute :

--Elle pense toujours aux autres. Pourtant, elle ne mène pas une affaire à son terme et avec spontanéité.

             Jules est venu chez nous, pour chercher sa solitude en admirant le bonsaï.

Tous les jours, il suivait mon mari, et debout aux champs il coupait des branches de pommier. A midi, en prenant le déjeuner, nous bavardions à tort et à travers. Il parlait de sa lecture de livres, comme «L’Obscur mystérieux » qui raconte de réels évènements historiques. Dès son enfance, il aime lire « 80 jours autour de la Terre  » de Jules Verne. Et aujourd’hui, il s’intéresse plutôt à ce genre de livres sur les histoires de grandes familles, confidentielles et sur les religions. Par exemple le « DaVinci Code » de Dan Brown, écrivain américain.

Je lui demandais quel livre l’a inspiré le plus.  

--Un livre de John Gray, s’intitule : « L’homme vient de Mars, la femme de Venus ».

C’est-à-dire, deux mondes différents. L’homme veut enseigner, et la femme veut parler.

Mon mari, transporté de joie, me regardait, puis a lancé :

    --L’homme veut rester seul parfois. Maintenant, je comprends pourquoi une femme à tant de mots à dire. Ce que Jules aime faire le plus, c’est de rester au jardin, devant le bonsaï.

    --Solitaire, c’est pour équilibrer l’intérieur, souligne-t-il.

Ces deux dernières années, après le travail, il s’affairait à se renseigner sur les racines de sa famille. Déjà, ses recherches, semble-t’il, remontent jusqu à 1780.

Je le questionnais sur le métier de ses ancêtres.  

    --Un paysan, maraîcher en banlieue de Paris.